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Enjeux

enjeux

la situation au pérou

Aux origines des problèmes de développement local

Le Pérou est un territoire dont les conditions naturelles extrêmes (mouvements sismiques, éruptions volcaniques, variations climatiques dramatiques) réduit les possibilités d’occupation du territoire.

Les Andes constituent une colonne vertébrale de zones montagneuses qui pénètrent les bandes côtières et amazoniennes à partir de leurs bassins versants, les « cuencas ».

Les Andes ont connu différentes cultures d’occupation du territoire. 

Depuis que la population des Andes est devenue sédentaire (environ 7500 ans), la cuenca a été l’unité territoriale de base. Ses infrastructures productives (Terrasses, Waru Waru plateforme immergée, lagune-réservoirs, etc.), logistiques (routes, canaux d’irrigation, greniers) et urbaines, ont été pensées à cette échelle. 

A partir de l’époque coloniale, le Pérou s’est orienté vers l’extraction des ressources locales – minières et agricoles – et l’exportation de celles-ci, nourrissant la capitale et son port au travers des couloirs inter-andins. Dans ce modèle d’occupation du territoire, la durabilité locale n’est pas une priorité et les périphéries – avec leur population – ont peu d’importance, si elles ne nourrissent pas le système d’exportation.

Ainsi, s’explique bon nombre de déséquilibres hydriques prévisibles dans un contexte de changements climatiques (par exemple : le conflit Majes-siguas II province d’Espinar.)

Ainsi s’explique également qu’une grande partie de la population rurale des Andes du Sud du Pérou appartient au niveau socio-économique (NSE) E. Elle est géographiquement invisible et politiquement trop faible pour négocier un meilleur accès à la citoyenneté, ainsi que des moyens pour écourter les distances géographiques et culturelles qui lui permettrait d’y accéder.

enjeux territoriaux

Le Pérou d’aujourd’hui souffre du syndrome de « l’héritier gaspilleur ». Il a hérité d’une telle abondance (ressources faunistiques, floristiques et minérales) qu’il la considère tel un stock inépuisable ; il construit sa croissance sur le gaspillage, sans projeter la pérennité de son développement. Cela contribue à pousser vers un modèle d’occupation du territoire, insoutenable et prédateur – caricaturalement représenté par « agriculture dans le désert, exploitation minière sur toutes les têtes de bassins-versant et déforestation en Amazonie ».  

La région de Cuzco a concentrée 4 des 10 districts les plus pauvres du pays sur 1835 (recensement 2007), avec une population majoritaire d’agriculteurs. 

L’industrie agroalimentaire y est quasi inexistante, offrant peu de débouché possible aux familles d’agriculteurs de la région qui représentent autour de 40% de la population.